16H00 / FOYER DJANGO REINHARDT
10€ AMIS DE SAMOIS / 12€ NON MEMBRES

CONFÉRENCE

GUSTAV KLIMT

DE L'ACADÉMISME

À LA SÉCESSION

PAR JOSETTE RIPOLL

Guide-conférencière nationale

historienne de l'Art

L’artiste viennois vient au monde en 1862. Très jeune, Gustav Klimt montre des aptitudes pour les arts appliqués, ce qui n’est pas rare dans la famille Klimt.


Il s’associe avec son frère Ernst et fondent ensemble une compagnie artistique.


Mais à 28 ans, il perd sa jeune femme et dès lors, mène une vie débridée, discrètement. Sa carrière évoluant, sa notoriété lui permet de peindre en grand format les démons qui l’habitent et les turpitudes de son âme sur les parois des monuments sous forme de cycles dont certains sont parvenus jusqu’à nous aujourd’hui.


Son affiliation au mouvement symboliste n’en fait pas moins un disciple de Michelange. Il est tout à la fois héritier de la Tradition et chef de file de la Modernité. Mêlant en une symbiose d’avant-garde, art mineur et art majeur, ses oeuvres totales absorbent le spectateur dans un monde onirique doré et habité de créatures fantasmagoriques.


L’atelier des Lumières, en animant cet œuvre, offre un voyage conforme à la démarche de l’artiste au coeur de Paris, dans une ancienne fabrique qui fut en 1835 une fonderie sur une surface de 3300 m2 et une hauteur de 10 m.


A l’heure du numérique, cette exposition immersive rejoint la thèse d’un art total où lumière, musique et image servies par la technologie, happent le visiteur.


L’Atelier des Lumière au passé historique et à l’identité liée à l’industrialisation du XIXe siècle, au cœur d’un XIe arrondissement parisien vivant et central, accueille dans son antre cette belle prouesse technique. La famille Pichon y installe une fonderie en 1835 dont l’activité ne cessera pendant 100 ans. Il aura été nécessaire de la restaurer pendant deux années pour l’adapter à l’ère du numérique et en faire le champ d’un nouveau mode de diffusion de l’art conciliant tradition et monde virtuel sur une surface totale de 3300 m2 de surface du sol au plafond sur des parois murales de 10 m de hauteur.


Le concept de « l’exposition immersive » initié dès 2012 aux Baux de Provence, s’appuie ici sur la quintessence de la lumière, de la musique et de l’art où image, son et technologie plongent le spectateur dans un bain sonore spatialisé dédié à l’oeuvre d’art. La confrontation avec l’oeuvre devient virtuelle.

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